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Créer une entreprise d'import export : le guide complet
Création d'entreprise

Créer une entreprise d'import export:
le guide complet

Mis à jour le 07/10/2021

    Grâce à la mondialisation et à l’accroissement massif des échanges commerciaux de part le monde, le contexte économique actuel se prête particulièrement bien à l’activité d’import-export.

    Le commerce international est en effet un moteur d’activité économique très important, comme le confirme l’INSEE avec plus de 810 milliards d’euros d’exportations et 630 milliards d’euros d’importations par les entreprises françaises en 2018.

    Une activité d’import/export qui peut concerner de nombreux domaines d’activité, et s’effectuer sans qualification particulière. En effet, l’import export n’est soumis à aucune obligation de diplôme et offre ainsi la possibilité à tout entrepreneur de se lancer.

    Néanmoins, en pratique, mieux vaut avoir des compétences linguistiques, notamment en anglais pour pouvoir dialoguer avec les interlocuteurs étrangers et mener à bien des négociations commerciales parfois très poussées.

    Afin de vous permettre de créer votre entreprise d’import export dans les meilleures conditions possibles, nous vous proposons à travers cet article un guide complet.

    De la préparation du projet à l’immatriculation en passant par le démarrage effectif de l’activité, nous vous accompagnons ainsi à toutes les étapes de votre projet d’activité dans l’import export. Il existe des agences spécialisées dans la création d’entreprise en ligne.

     

    Bien préparer son projet: rédiger un business plan

     

    Avoir une idée c’est un bon début, mais cela ne suffit pas pour garantir la réussite d’une création d’entreprise dans l’import export !

    Étape cruciale s’il en est pour la réussite de votre projet d’entreprise dans l’import export, le business plan est un document complexe à manier et à rédiger. Pouvant être désastreux s’il n’est pas correctement travaillé, il est néanmoins le gage le plus important du succès et du sérieux de votre projet.

    Le business plan sera le meilleur moyen de vous permettre à partir d’éléments chiffrés, d’analyser le marché et de mettre en évidence les éléments de votre concept qui vous distingueront, dans un secteur d’activité ultra-concurrentiel. Car ne l’oublions pas, l’import export que ce soit pour des prestations ou de la marchandise, est en plein essor et déjà fortement exploité par de multiples opérateurs économiques du monde entier.

    Si le marché mondial est colossal, la concurrence internationale l’est tout autant.

    Il s’agit à travers le business plan de préciser notamment ce que vous allez importer ou exporter avec précision: spécialisez vous et ne restez pas trop généraliste afin de vous distinguer. Choisissez également les pays avec lesquels vous comptez travailler voire installer un établissement.

    De nombreuses questions doivent ainsi trouver réponse afin de vous permettre également de convaincre des partenaires, ou investisseurs / établissements bancaires, de vous suivre et vous faire confiance.

    Un business plan bien rédigé est le gage d’un projet sérieusement étudié et préparé, qui vous permettra de déterminer votre concept avec précision et ainsi anticiper vos perspectives de développement sur le long terme. Trouvez un concept qui vous permettra de vous distinguer, et ainsi vous faire durablement une place sur le marché de l’import export.

    Choisir un statut juridique pour votre entreprise d’import export

    De nombreux statuts juridiques sont accessibles au créateur d’entreprise dans l’import export. Prévus par le droit des sociétés, ces différents régimes vont de la SAS (Société par actions simplifiée) à la SARL (Société à responsabilité limitée) en passant par la SA (société anonyme) ou la microentreprise… chaque dispositif bénéficie d’atouts et d’inconvénients propres. Et il n’existe naturellement aucun régime idéal.

     

    Les critères de sélection d’un régime juridique pour votre entreprise

     

    A ce stade et afin de choisir le régime juridique le plus adapté, il convient de se pencher sur ce qui différencie concrètement les différents types de sociétés, et notamment:

    • Capital social: certaines formes juridiques permettent un capital social à 1€ tandis que d’autres imposent un seuil minimum. De même que le capital social peut être fixe ou variable

    • Nombre d’associés: un seul associé ou plusieurs

    • Responsabilité des associés: elle peut être limitée au montant des apports ou illimitée

    • Régime social du dirigeant: celui-ci peut être rattaché au régime salarié en tant qu’assimilé salarié, ou considéré comme un indépendant rattaché au RSI

    • Régime fiscal de la société: Impôt sur les sociétés (33,33% sauf taux plus bas pour les 38 120 premiers euros de chiffre d’affaires), ou imposition sur le revenu selon barème progressif

    • Liberté statutaire: certains régimes offrent une grande souplesse aux associés pour instaurer les règles de fonctionnement de la société, d’autres nettement moins…

    N’hésitez pas à vous faire conseiller par un juriste ou un expert de l’entreprise non seulement pour vous garantir d’effectuer le choix le plus adapté à votre situation et à votre projet, mais également pour vous accompagner dans la tout aussi délicate rédaction des statuts de votre société (voir nos articles à ce sujet).

     

    Attention au respect de la réglementation applicable à l’import export

     

    Le commerce international est une activité particulièrement réglementée, bien plus que dans le cadre du commerce effectué au sein des frontières nationales.

    Une règlementation complexe, dépendant notamment du pays avec lequel vous souhaitez échanger, et son statut de membre ou non de l’Union européenne.

    Voici les principales règles en la matière qu’il vous faudra impérativement respecter pour conduire sereinement votre activité:

    • Formalités douanières : Si vous pratiquez le commerce de marchandises, au-delà de 460 000€ par an ou au sein de l’UE, il vous faudra remplir une déclaration d’échange de biens (DEB). Si vous pratiquez le commerce de prestations de services, il vous faudra remplir une déclaration européenne de service (DES).

    • TVA intracommunautaire : ce numéro est obligatoire et s’obtient auprès du Service des impôts des entreprises. Il permet de facturer des prestations hors taxes, à charge pour l’acquéreur de régler directement la TVA dans son pays.

    • Formalités douanières spécifiques en dehors de l’Union européennes: chaque paye dispose d’une politique douanière propre. Renseignez vous bien avant de démarrer l’activité, afin de vous conformer avec la réglementation spécifique du pays concerné. En France, il est nécessaire de remplir un DAU (document administratif unique) en ligne sur le site des Douanes françaises pour chaque bien entrant ou sortant du territoire national.

    • Numéro EORI: Indispensable pour les échanges hors Union européenne, ce numéro d’Economics registration and identification s’obtient sans condition sur simple demande d’immatriculation.

    Nos équipes se tiennent à votre disposition pour vous aider et soutenir votre projet à toutes les étapes, afin de vous permettre de créer et vous lancer sereinement dans une activité d’import export.

    https://www.lestricolores.fr/article/creer-entreprise-import-export


    Rohat KURAN

    Auteur des articles Rohat KURAN

    À la suite de l’obtention d’une licence en économie à l’université Panthéon-Sorbonne, Rohat Kuran a poursuivi des études à Audencia Business School en Master 1 filière audit et comptabilité. En marge de ses études, il est spécialisé dans le domaine de la domiciliation d’entreprise, ainsi que directeur marketing chez Les Tricolores.

    Créer une enterprise en ligne

    La marche à suivre
    1
    Rédaction des Statuts
    Rédaction des Statuts
    La rédaction des statuts est inévitable et doit inclure des informations obligatoires dont:
    • La dénomination sociale
    • Localisation du siège social
    • L’objet social
    2
    Constitution du Capital social
    Constitution du Capital social
    Il est nécessaire d’ouvrir un compte en banque professionnel et de libérer une partie du capital social
    3
    Publication d’une annonce Légale
    Publication d’une annonce Légale
    Publication avis de constitution au sein d’un JAL
    4
    Constitution du dossier d’immatriculation
    Constitution du dossier d’immatriculation
    La constitution du dossier d’immatriculation doit inclure des informations obligatoires dont:
    • Les statuts signés et paraphés
    • Le formulaire MO
    • Les frais de greffe

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